COMMUNIQUE DE PRESSE N°040 /SGN/ADHET/2020

N’DJAMENA, POLLUTION GOUVERNEMENTALE DELIBERE

Dans la journée du 1er août 2020, les hautes autorités ont porté dangereusement atteinte à l’environnement et par ricochet à la santé de la population, ce à grand renfort médiatique. Ignorance ou incompétence dans la politique de la ville axée sur l’environnement et la santé ?

En effet, la Ville de N’Djamena constitue déjà une décharge à ciel ouvert des déchets ménagers et industriels, doublée d’une pollution sévère dangereuse de toute sorte, en plus de celle relative aux incinérations sauvages des déchets hospitaliers, faute d’une installation adéquate de traitement des déchets de norme ICP. Par conséquent, cette absence d’un centre de traitement adéquat des déchets expose quotidiennement la santé de la population à diverses pathologies parmi lesquelles certaines maladies émergentes dont les Tchadiens ignoraient encore il y a quelques années.

Malheureusement, le gouvernement s’est autorisé, en toute violation des normes environnementales, à l’incinération des milliers d’unité des psychotropes et des milliers de médicaments contrefaits à KLESSOUM, une localité habitée à la périphérie de N’Djamena.

Ainsi, tout en dénonçant, cette pratique contraire aux engagements pris par le gouvernement, l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), regrette que les ministères de la Justice, de la Santé et de la Communication s’emballent dans un tel acte sans un questionnement préalable sur les conséquences d’une incinération sauvage des substances chimiques de nature toxique. Pourtant, une telle opération est soumise strictement à une étude évaluative préalable qui détermine le procédé technique environnementale adapté, autre que l’incinération sauvage.

On ne peut pas souscrire à des engagements de protection de l’environnement et dépenser chaque année des milliards dans les politiques de santé publique et revenir compromettre la santé des mêmes populations. Il est inconcevable que de telles pratiques se posent par le gouvernement.

Ce faisant, l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), invite le gouvernement à se conformer à ses propres normes juridiques et aux conventions internationales, en arrêtant à l’avenir de tels procédés.

N’Djamena, le 03 août 2020

Le Secrétaire Général National

ABBA DAOUD NANDJEDE

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